Historique de l'Aavas
Sa Creation :
S'en suivent 18 mois de réflexion, de recherches et de contacts divers : SOS inceste Grenoble, Colectif Féministe Contre le Viol, Présidente du MFPF d'Angers etc.
S'appuyant alors sur les expériences professionnelles et les formations de chacun, l'équipe élabore des hypothèses de travail et construit un schéma d'accueil pouvant s'adapter à des personnes victimes et à leur entourage.
Les différentes références théoriques évoquées vont des formations à l'entretien (ROGERS), à la thérapie familiale systémique et à la thérapie de réseau, sans oublier les repères psychanalytiques.
Se reconnaissant dans des valeurs communes, l'équipe précise son projet d'ECOUTE :
Pour ce faire, les MOYENS suivants sont mis en place :
A cette étape, l'équipe trouve un consensus sur le projet suivant :
<<Accueillir, Ecouter, Informer, Orienter, Soutenir et Accompagner les personnes majeurs victimes d'abus sexuels et leurs proches, dans une triple approche PSYCHOLOGIQUE, SOCIALE et JURIDIQUE >>.
C'est alors que le bon Pasteur met à disposition de l'Association un local au 89 rue Saint Jacques à Angers et obtient un don pour permettre le démarrage de l'AAVAS, association loi 1901 qui voit le jour en avril 1996 (déclaration en préfecture) avec une parution au Journal Officiel du 1er mai 1996.
Ces premières années, l'équipe de professionnels répondait aux demandes après leur temps de travail, et faute de permanence régulière, de nombreux appels téléphoniques étaient des appels silencieux. En effet, face au répondeur, les demandeurs ne pouvaient s'exprimer, ni laisser de messages, eu égard à la difficulté du sujet.
En 1999, 68 appels reçus pour 104 appels silencieux et 40 entretiens réalisés (avec victimes ou proches). En 2000, 144 appels reçus pour 280 appels silencieux et 80 entretiens réalisés.
En 2001, répondant à cette préoccupation, la Mairie d'Angers nous invite à avoir recours à un emploi jeune. C'est ainsi que nous avons pu créer un poste de << psychologue coordinatrice >> à temps plein avec le soutien financier de la Mairie d'Angers. C'est aussi cette année-là que nous mettons en place des temps de supervision avec le Dr Laurence GUILLAUME.
A partir de là, l'association prend un nouvel essor :
Parallèlement, nous obtenons progressivement le soutien financier de diverses instances et partenaires institutionnels : Direction Départementale du Droit des Femmes, Mairie d'Angers, Ministère de la Justice, Conseil Général, Mairie de Cholet (à partir de 2003) et un peu plus tard, la DDASS, la CPAM d'Angers et de Cholet.
D'autres professionnels bénévoles viennent renforcer l'équipe, ce qui permet de répondre à l'augmentation des demandes.
En Septembre 2003 : démarrage des permanences à Cholet (2 rue de l'Ancien Hôpital) à la demande de la municipalité, représentée par Mme l. LEROY, alors conseillère municipale.
En Juin 2004, Mme le Docteur Laurence GUILLAUME investie dans le projet du Centre Jean-Baptiste PUSSIN cesse sa participation à la supervision de l'équipe et est remplacée par Mr. Jean-Pierre LEBLANC, psychologue-psychanalyste.
En Août 2004 : départ de la 1ère psychologue salariée (Séverine GALLARD) embauchée au titre d'emploi jeune comme psychologue coordinatrice. Elle est remplacée par Clotilde COPIN, jeune psychologue diplômée et déjà présente dans l'association depuis 2 ans.
A l'automne 2004, l'AAVAS déménage et s'installe au 8 rue Ambroise PARE dans un local qui est toujours mis à disposition gracieusement par la Communauté du Bon Pasteur.
En juin 2006: fin des 4 années du contrat << emploi jeune >>. Le maintien à temps plein du poste salarié et conjointement le paiement d'une dette relative à des cotisations de prévoyance, mettent l'association dans de graves difficultés financières.
En 2007 : avec le soutien du FONDES (et de Mr. SALE), des réunions de travail sont organisées avec nos différents partenaires financeurs (CG, DDAS, Mairie d'Angers et de Cholet, DDFE) pour parvenir à trouver des solutions réalistes pour permettre à l'AAVAS de poursuivre son activité au service des victimes. Ces concertations aboutissent à l'engagement de nos principaux partenaires financeurs qui acceptent de renforcer chacun leur participation (CG, DDASS-GRSP, Mairie d'Angers). En conséquence, l'association accepte de réduire le poste de psychologue salariée d'1 ETP à 0.5 ETP.
Dans les mêmes temps, Mme Nicole BOUGERE, Assistante de Service Sociale présente à l'association depuis de nombreuses années accepte de remplacer Mme Agnés ORGEBIN comme présidente de l'AAVAS.
S'appuyant alors sur les expériences professionnelles et les formations de chacun, l'équipe élabore des hypothèses de travail et construit un schéma d'accueil pouvant s'adapter à des personnes victimes et à leur entourage.
Les différentes références théoriques évoquées vont des formations à l'entretien (ROGERS), à la thérapie familiale systémique et à la thérapie de réseau, sans oublier les repères psychanalytiques.
Se reconnaissant dans des valeurs communes, l'équipe précise son projet d'ECOUTE :
- Ecoute de la personne victime dans sa GLOBALITE
- Dans le contexte de ses liens familiaux et sociaux
- Et dans son histoire personnelle et transgénérationnelle
Pour ce faire, les MOYENS suivants sont mis en place :
- Un accueil, une écoute ACTIVE pour favoriser l'expression des émotions liées aux souffrances vécues et entendre la demande des personnes reçues
- La PLURIDISCIPLINARITE de l'équipe d'écoutants, tous professionnels bénévoles (psychologques, éducateurs spécialisés. assistants de service social...)
- Des entretiens réalisés par un BINOME de professionnels
- La mise en place de séances d'analyse de la pratique mensuelles
- La GRATUITE de l'accueil pour rendre possible l'accès à tous
- Nommer la LOI et les interdits pour permettre à la personne victime de se situer en tant que sujet face à la loi
- ORIENTER vers des soins complémentaires : médicaux, psychologiques ou psychiatriques et aider au maintien de ces soins
- Le choix pour l'association d'une dénomination suffisamment claire et explicite pour les personnes victimes et d'un lieu indépendant, hors institutions ou services : cette distance facilitant l'accès et ensuite l'orientation
A cette étape, l'équipe trouve un consensus sur le projet suivant :
<<Accueillir, Ecouter, Informer, Orienter, Soutenir et Accompagner les personnes majeurs victimes d'abus sexuels et leurs proches, dans une triple approche PSYCHOLOGIQUE, SOCIALE et JURIDIQUE >>.
C'est alors que le bon Pasteur met à disposition de l'Association un local au 89 rue Saint Jacques à Angers et obtient un don pour permettre le démarrage de l'AAVAS, association loi 1901 qui voit le jour en avril 1996 (déclaration en préfecture) avec une parution au Journal Officiel du 1er mai 1996.
Ces premières années, l'équipe de professionnels répondait aux demandes après leur temps de travail, et faute de permanence régulière, de nombreux appels téléphoniques étaient des appels silencieux. En effet, face au répondeur, les demandeurs ne pouvaient s'exprimer, ni laisser de messages, eu égard à la difficulté du sujet.
En 1999, 68 appels reçus pour 104 appels silencieux et 40 entretiens réalisés (avec victimes ou proches). En 2000, 144 appels reçus pour 280 appels silencieux et 80 entretiens réalisés.
En 2001, répondant à cette préoccupation, la Mairie d'Angers nous invite à avoir recours à un emploi jeune. C'est ainsi que nous avons pu créer un poste de << psychologue coordinatrice >> à temps plein avec le soutien financier de la Mairie d'Angers. C'est aussi cette année-là que nous mettons en place des temps de supervision avec le Dr Laurence GUILLAUME.
A partir de là, l'association prend un nouvel essor :
- Accueil téléphonique et traitement des demandes en temps réel, meilleure information et orientation vers les professionnels du réseau
- Développement d'un travail avec le réseau (commissions, partenariat...)
Parallèlement, nous obtenons progressivement le soutien financier de diverses instances et partenaires institutionnels : Direction Départementale du Droit des Femmes, Mairie d'Angers, Ministère de la Justice, Conseil Général, Mairie de Cholet (à partir de 2003) et un peu plus tard, la DDASS, la CPAM d'Angers et de Cholet.
D'autres professionnels bénévoles viennent renforcer l'équipe, ce qui permet de répondre à l'augmentation des demandes.
En Septembre 2003 : démarrage des permanences à Cholet (2 rue de l'Ancien Hôpital) à la demande de la municipalité, représentée par Mme l. LEROY, alors conseillère municipale.
En Juin 2004, Mme le Docteur Laurence GUILLAUME investie dans le projet du Centre Jean-Baptiste PUSSIN cesse sa participation à la supervision de l'équipe et est remplacée par Mr. Jean-Pierre LEBLANC, psychologue-psychanalyste.
En Août 2004 : départ de la 1ère psychologue salariée (Séverine GALLARD) embauchée au titre d'emploi jeune comme psychologue coordinatrice. Elle est remplacée par Clotilde COPIN, jeune psychologue diplômée et déjà présente dans l'association depuis 2 ans.
A l'automne 2004, l'AAVAS déménage et s'installe au 8 rue Ambroise PARE dans un local qui est toujours mis à disposition gracieusement par la Communauté du Bon Pasteur.
En juin 2006: fin des 4 années du contrat << emploi jeune >>. Le maintien à temps plein du poste salarié et conjointement le paiement d'une dette relative à des cotisations de prévoyance, mettent l'association dans de graves difficultés financières.
En 2007 : avec le soutien du FONDES (et de Mr. SALE), des réunions de travail sont organisées avec nos différents partenaires financeurs (CG, DDAS, Mairie d'Angers et de Cholet, DDFE) pour parvenir à trouver des solutions réalistes pour permettre à l'AAVAS de poursuivre son activité au service des victimes. Ces concertations aboutissent à l'engagement de nos principaux partenaires financeurs qui acceptent de renforcer chacun leur participation (CG, DDASS-GRSP, Mairie d'Angers). En conséquence, l'association accepte de réduire le poste de psychologue salariée d'1 ETP à 0.5 ETP.
Dans les mêmes temps, Mme Nicole BOUGERE, Assistante de Service Sociale présente à l'association depuis de nombreuses années accepte de remplacer Mme Agnés ORGEBIN comme présidente de l'AAVAS.
Evolution de l'association en 2007 :
Présente à l'AAVAS depuis très longtemps tout en étant au début assistante sociale à temps plein en polyvalence de secteur, j'ai pu messurer l'intérêt et << l'incontournabilité >> de l'existence d'une association telle que l'AAVAS.
Cela faisait un moment que j'étais sollicitée par Agnès ORGEBIN pour me présenter au poste de Président. Je comprenais pleinement son désir de passer la main pour se consacrer plus à l'écoute des personnes faisant appel à l'AAVAS et aux suivis des personnes.
J'ai finalement accepté de me présenter et j'ai été élue par le CA en tant que présidente en 2007.
J'ai pris cette présidence à un moment critique pour l'AAVAS sur le plan financier. Nous venions d'être avertis d'une dette de 9000 euros auprès de CHORUM... Comment a-t-on pu laisser passer cela ?
Avec le CA, nous avions à répondre à des questions difficiles :
Nous avons même pensé à une liquidation judiciaire...
J'avais accepté la présidence en disant que je ne ferai qu'un mandat et que mon but était de travailler avec le CA et l'équipe de bénévole à :
Il a fallu rencontrer les partenaires financiers et engager un travail de réflexion avec eux, en mettant en avant le travail que les uns et les autres faisaient auprès de la population.
De même, nous avons fait ce gros travail de communication auprès de différents partenaires du médico-psycho-social pour faire mieux connaitre l'AAVAS et l'intérêt d'une telle structure pour le département. Tout cela a demandé un gros investissement en temps, en présence des différents membres de l'AAVAS.
Nous avons pu négocier le remboursement de notre dette et garder notre salariée, bien que nous ayons été obligés de réduire son temps de travail.
Notre nouvelle comptable a été précieuse pour l'analyse financière de notre budget et les propositions faites pour présenter notre travail aux partenaires financiers. De toutes manières, nous savons bien qu'une association qui dépend de subventions, de cotisations de ses membres et de quelques dons sera toujours en équilibre et rien n'est assuré de son avenir même si le travail fait est reconnu.
Nous avons donc pu trouver un compromis qui a permis de continuer le travail. Des personnes autres que les écoutants ont rejoint le CA.
Pour des raisons de santé, j'ai dû laisser la présidence avant la fin de mon mandat, mais la dynamique que nous avions engagée a permis d'ouvrir des possibilités de présidence à d'autres personnes que les écoutants, et c'est comme cela que Julie ROULLEAU, jeune avocat, a pu prendre la présidence fin 2009.
Cela faisait un moment que j'étais sollicitée par Agnès ORGEBIN pour me présenter au poste de Président. Je comprenais pleinement son désir de passer la main pour se consacrer plus à l'écoute des personnes faisant appel à l'AAVAS et aux suivis des personnes.
J'ai finalement accepté de me présenter et j'ai été élue par le CA en tant que présidente en 2007.
J'ai pris cette présidence à un moment critique pour l'AAVAS sur le plan financier. Nous venions d'être avertis d'une dette de 9000 euros auprès de CHORUM... Comment a-t-on pu laisser passer cela ?
Avec le CA, nous avions à répondre à des questions difficiles :
- Avions-nous les moyens financiers de continuer l'existence de l"AAVAS (fonctionnement, prise en charge du solaire d'une personne) ?
- Devions-nous être obligés de licencier la salariée et fermer l'AAVAS ?
- Quelles solutions pour payer notre dette ?
Nous avons même pensé à une liquidation judiciaire...
J'avais accepté la présidence en disant que je ne ferai qu'un mandat et que mon but était de travailler avec le CA et l'équipe de bénévole à :
- redresser la situation
- consolider le travail déja fait
- trouver les moyens financiers pour garder l'existence de l'AAVAS
- ouvrir le CA à d'autres personnes non << écoutants >> et professionnels des différents secteurs avec lesquels l'AAVAS est en lien et/ou en partenariat.
Il a fallu rencontrer les partenaires financiers et engager un travail de réflexion avec eux, en mettant en avant le travail que les uns et les autres faisaient auprès de la population.
De même, nous avons fait ce gros travail de communication auprès de différents partenaires du médico-psycho-social pour faire mieux connaitre l'AAVAS et l'intérêt d'une telle structure pour le département. Tout cela a demandé un gros investissement en temps, en présence des différents membres de l'AAVAS.
Nous avons pu négocier le remboursement de notre dette et garder notre salariée, bien que nous ayons été obligés de réduire son temps de travail.
Notre nouvelle comptable a été précieuse pour l'analyse financière de notre budget et les propositions faites pour présenter notre travail aux partenaires financiers. De toutes manières, nous savons bien qu'une association qui dépend de subventions, de cotisations de ses membres et de quelques dons sera toujours en équilibre et rien n'est assuré de son avenir même si le travail fait est reconnu.
Nous avons donc pu trouver un compromis qui a permis de continuer le travail. Des personnes autres que les écoutants ont rejoint le CA.
Pour des raisons de santé, j'ai dû laisser la présidence avant la fin de mon mandat, mais la dynamique que nous avions engagée a permis d'ouvrir des possibilités de présidence à d'autres personnes que les écoutants, et c'est comme cela que Julie ROULLEAU, jeune avocat, a pu prendre la présidence fin 2009.
Textes rédigés par Agnés ORGEBIN et Nicole BOUGERE à l'occasion des 15 ans de l'AAVAS.
A Angers, mai 2011.
A Angers, mai 2011.
